mercredi 13 mai 2020

Partie remise pour Krog Macherok


La campagne Ulule pour le roman éco(lo)-féerique "Krog Macherok et le venin des Hautes Terres" a fait elle aussi les frais de la crise du coronovirus.

Un moment, nous pensions que la crise du Covid19, et le long confinement qui en a découlé, bénéficierait aux activités numériques, et plus particulièrement à l'accompagnement de projets de financement participatif, liés notamment à la culture, à la littérature et aux engagements écologiques.

Force est de constater que nous nous sommes trompés. Pour une raison très simple, mais difficile à anticiper.

“Parfois, il est difficile de croire à une histoire différente de celle que nous vivons”, prévenait le quotidien italien La Repubblica, avec cet exemple qui parlera à bon nombre d’entre vous. “Page 21 du roman : le protagoniste se lève et s’apprête à serrer la main de son futur grand ami... Mais juste à ce moment-là, notre instinct de lecteur prévaut et surgit tel un cri : ‘Ne le fais pas, respecte la règle de distanciation sociale, nous ne pouvons plus nous toucher !’”.

En ces temps de confinement, beaucoup ont éprouvé cette sensation. On essaye de se distraire en feuilletant un bouquin, ou en regardant un film ou une série, mais rien n’y fait. Nos pensées reviennent inlassablement à l’actualité. Au coronavirus. Notre faculté à nous projeter est censurée.

Le projet de Krog Macherok n'a pas échappé à ce piège dans lequel beaucoup d'entre nous ont été happés.

C'est pourquoi, à quelques heures de la fin de cette campagne, je tiens personnellement à vous faire part de ma compréhension, de ma compassion, mais aussi de mes sincères remerciements. Car il y a eu malgré tout d'enthousiastes et généreux soutiens sur ce projet ! Muchas gracias pour votre confiance !

Nous continuons encore aujourd'hui à vivre des jours incertains, égarés entre espoirs et inquiétudes... mais je reste persuadé que nous sortirons bientôt de cette crise sans précédent et que de nouveaux élans en émergeront : audacieux, innovants, résilients et plus que jamais solidaires.

Nous nous inscrirons dans cet élan, le moment venu, en lançant une nouvelle campagne pour ce projet, auquel resteront bien entendu associés l'Institut Saint Pierre et sa Fondation, afin que les enfants hospitalisés en leur sein puissent se voir offrir des exemplaires du roman.

Cette épreuve nous montre combien les enjeux écologiques et le respect de la cause animale peuvent avoir d'impact sur notre santé à tous. Combien notre société a besoin de changer. Et ce changement viendra de la façon dont nous choisirons ensemble d'appréhender le monde. De ne plus considérer la nature comme quelque chose d'extérieur à nous, où nous pouvons puiser sans vergogne... mais comme une entité à part entière, qui vaut pour ce qu'elle est. Riche de sa beauté, de ses mystères, de son infinie variété.

Merci encore à celles et ceux qui ont cru et croient toujours à ce projet. Nous reviendrons plus forts, plus aguerris, plus conscients encore de la portée de nos actions, pour vous livrer une histoire pleine de féerie, de créatures fantastiques, d'illustrations merveilleuses, de suspens et de messages "verdoyants" pour la jeunesse !

Portez-vous bien et restez à l'affût : vous serez informés via la page Ulule du retour de Krog Macherok ;)


lundi 17 février 2020

Tant qu'on est là.



Tant qu'on est là,
Tant qu'on peut s'écrire,
Tant que le sort ici-bas
Nous préserve du pire,
Je voudrais tout te confier
Tout avouer, tout te dire
A toi, mon ami.e, mon allié.e,
Ma bien-aimée, ma lyre.

Nous avons ri aux mêmes jeux
Nous avons cru aux mêmes cieux
Nous avons traversé des rideaux de flammes
Serré nos cœurs sur les mêmes drames.
Nos yeux rêvaient sous ce ciel d'étoiles
D'un destin couleur d'aurores boréales,
Nos voix se mêlaient en doux accords
Défiant tantôt l'amour, les dieux ou la mort
Le doute et la peur n'avaient pas leur place
Là où la foi unissait nos espaces.

Nous avons couru le long de la même plage,
Bravé toutes les lois, surtout les plus sages
Les joues pareilles aux fiers coquelicots
Fleurissant aux premiers chants des oiseaux.
Parfois tu as partagé la tiédeur de ma couche
Sans que jamais je n'oublie le miel de ta bouche.
Nous étions si grands, si follement invincibles
Si loin de tout ce qui nous prendrait pour cibles
Si gaiement inconscients de la bête immonde
Grognant dans l'ombre aux portes de notre monde.

Aujourd'hui, nous sommes bel et bien libres
Où que nous soyons, quoi que nous fassions
Tous reliés par ce labyrinthe de fibres
Devenu maître de la grande illusion :
Celle qu'il en sera toujours ainsi
Connectés les uns aux autres au fil de la vie.

Mais rien ne dure, rien n'est éternel,
Sinon la magie des grands arcs-en-ciel.
Un jour viendra où la noirceur de l'ombre
Nous cueillera un à un et en nombre.
Ce jour où la religion de l'argent
Aura sacrifié nos nations au néant.

Avant que ne vienne ce jour,
Avant que l'onde engloutisse les tours
Je viens vous dire tout mon amour
Tous mes mercis pour ces rangs de labours
Que nous avons tracés avec tant de bravoure.

Rien ne dure, oui, mais rien n'est vain
Comme la vigne sait donner du bon vin
Vous avez donné du sens à mon chemin
Entre les lignes croisées de nos mains.

Nous sommes une grande famille qui s'ignore
Une fratrie d'âmes qui vaut de l'or
Faisons de ce lien notre plus beau trésor
Notre sanctuaire loin de tous les passwords.

mardi 11 février 2020

Le chemin est souvent plus beau que la destination.


C'était il y a dix ans : la publication de Myrihandes, premier du nom, chez le Diable Vauvert.

Je me souviens de ce sentiment de victoire, de revanche sur mes années épuisées de batailles dans la musique. Enfin, un éditeur - et pas le moindre - publiait mon premier ouvrage, dont le thème des âmes-soeurs comptait tant à mes yeux. Son écriture, son histoire, ses personnages me libéraient d'un passé douloureux, d'un pan de vie qu'il fallait laisser derrière moi.

La vie se revêtait de couleurs nouvelles. Le succès, j'en étais convaincu, me tendait les bras. Le prochain Tolkien était là, caché entre les lignes de mon petit livre, attendant d'enflammer le coeur épris de fantasy de milliers de lecteurs...

Et puis, comme je l'écrivais dans un autre de mes romans : PAN ! dans ta gueule.

Et rebondir à nouveau, se relever, trouver de nouvelles armes, s'entourer de nouvelles gens... et rebâtir. Sept ans et des rides à l'âme plus tard, démarrait la campagne Ulule pour la réédition du tome 1. Puis des tomes 2 et 3 en 2018 et 2019, forts de ma collaboration avec d'autres magnifiques artistes de la musique et de l'illustration. Pour une saga que j'espérais d'envergure universelle, finalement réservée à une poignée de lecteurs d'autoédition.

Humilité. Encore et toujours.

A l'aulne de tout ce travail, de ces dix années passées à découvrir les coulisses du monde de l'édition, d'un nouveau roman jeunesse à paraître... j'en arrive au même constat que celui de mon aventure musicale : l'aboutissement n'est rien. Le bonheur, petit ou grand, est dans le chemin. Seulement dans le chemin. Et les êtres que l'on y croise.

S'il y a un combat à mener, aujourd'hui, c'est celui de ne pas laisser le réel dévorer ce qui nous reste de rêves...

Petite ode à mon fils

Si je m'émerveille, c'est de l'éclat de tes yeux. Si j'espère, c'est du cristal de tes rires. Si je me bats, c'est pour éclaircir tes cieux. Si je chavire, c'est pour que tu gagnes la rive. Si je me fais clown, c'est pour sécher tes larmes. Si je me fais dur, c'est pour aiguiser tes armes. Si parfois je danse, c'est autour de ton coeur. Si parfois je tombe, c'est pour être à ta hauteur. Si demain le monde nous fait le gros dos, mon fils, je lui ferai porter le chapeau. Et lui fouetterai à grands coups l'échine pour t'offrir des lendemains plus dignes.
Si aujourd'hui j'existe, si ma vie a un sens, c'est pour tenir la main de ton enfance.

jeudi 21 novembre 2019

Auteurs, prenons de la hauteur !



Ma tribune, publiée en juillet dernier sur Libération, est une réflexion sur le statut d'auteur professionnel et sur le système éditorial français, marqué par une surproduction toujours plus aliénante.
Voilà plusieurs mois que les revendications des auteurs, dont je fais partie, se donnent le change via des assemblées, des tribunes, des hashtags tels que #PaieTonAuteur ou #ExtinctionCulturelle dans l’espoir d’offrir un véritable statut au métier.
Je ne reviendrai pas sur le combat légitime concernant la réforme de la retraite universelle pour les auteurs, véritable aberration qui verrait exploser leurs cotisations sociales, le tout pour un même taux de pension de retraite.
Le sujet qui continue de m’interroger est celui de la réalité du métier. A partir de quand devient-on auteur professionnel ? A quel moment peut-on juxtaposer ces deux mots antinomiques, vu qu’il n’existe pas de formation spécifique pour apprendre ce métier que le monde du travail a bien du mal à qualifier comme tel ?
La logique serait : lorsque l’auteur est publié à compte d’éditeur. Oui, mais pour combien de livres-BD édités dans l’année ? Pour quel pourcentage de droits d’auteur ? Quel montant d’à-valoir ? Quel nombre de ventes par titre ? Les paramètres sont légion pour définir la réalité professionnelle du métier. N’étant ni un salarié ni un indépendant, aucune fiche de paie ne justifie de la valeur de son activité. L’auteur signe des contrats d’édition (aux conditions très fluctuantes d’une maison à l’autre), touche - ou pas - une avance sur droits (dont le montant peut varier entre 4 % et 12 %) et reçoit une à deux fois par an une reddition de comptes sur l’exploitation commerciale de ses œuvres (documents qui peuvent être clairs comme de l’eau de roche ou plus obscurs qu’un conte de Lovecraft). 
Bref, difficile de faire valoir son statut d’auteur professionnel via des documents administratifs, lesquels de surcroît, au gré des aléas éditoriaux, de la disponibilité ou de la santé de l’auteur, peuvent s’espacer considérablement dans le temps, la production de nouveaux ouvrages devenant insuffisante pour pérenniser sa profession.

Aujourd’hui, au regard de la précarité du métier, on cherche des solutions pour réduire l’hémorragie. On veut bousculer les consciences, chez le lecteur et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. On clame qu’il ne peut y avoir de livres sans auteurs, que les éditeurs doivent s’aligner sur un minimum de 10 % de droits d’auteur, que le succès du livre dépend avant tout de l’investissement marketing qui lui est consacré.
"L’auteur, à moins d’être une star de l’édition, est éminemment remplaçable. "
Oui, l’auteur ne doit pas être la cinquième roue du carrosse. Il est à la source du livre, de toute l’industrie qui vit de son travail, de cette folle passion qui le pousse à se dépenser sans compter. Il doit donc bénéficier de droits équitables, de conditions de travail décentes, d’un vrai statut qui prenne en compte son caractère spécifique.
Sauf qu’on oublie l’essentiel : l’auteur, à moins d’être une star de l’édition, est éminemment remplaçable. Les Français écrivent. Beaucoup. En 2013, selon un sondage Ifop, ils étaient 11 millions à avoir pondu un manuscrit. 400 000 d’entre eux l’avaient envoyé à un éditeur. Bien sûr, tout le monde n’est pas Fred Vargas ou Guillaume Musso. Mais sur le nombre, il y a forcément des pépites sur lesquelles s’attarder. Or si un auteur n’est pas satisfait de ses conditions, il peut toujours aller voir ailleurs ; l’éditeur trouvera toujours quelqu’un de plus malléable, perpétuant ainsi le fonctionnement bien huilé de cette énorme machine à broyer du papier et, parfois, l’humain qui en a noirci les lignes.

Sur ce point, auteur et salarié sont sur un pied d’égalité : celui d’une demande trop forte face à une offre limitée, qui déséquilibre drastiquement le rapport de forces. Quant à la rémunération des dédicaces… Le sujet bat son plein depuis la polémique lancée par les auteurs de BD, prêts à se livrer à une grève lors de la «grande année» de la BD, en 2020, s’ils n’obtiennent pas gain de cause. Les auteurs de romans, vivement concernés par le sujet, soutiennent leur démarche. Tant il est vrai, comme le précise Samantha Bailly, présidente de la Ligue des auteurs professionnels, que «c’est une question de volonté de ceux et celles qui organisent des manifestations artistiques et  littéraires, et du respect qu’ils accordent à ceux et celles à l’origine de tout un secteur».
Une belle idée, dans un monde idéal. Mais dans la réalité, qu’en est-il ? Les petits auteurs, qui ont besoin d’aller à la rencontre de leurs lecteurs pour faire connaître leurs ouvrages, sont les moins rentables sur un salon. Si de surcroît il fallait payer leur présence, la logique voudrait qu’on ne les invite plus, afin de concentrer ce surplus de frais sur des auteurs connus, ceux qui permettent aux salons de disposer de têtes d’affiche leur assurant une meilleure fréquentation. Quant à espérer que l’Etat mette la main à la poche… Les gouvernements de ces dernières années ont déjà essayé maintes fois de détricoter le statut des intermittents du spectacle, ces «assistés» de la société. Je vois mal notre gouvernement actuel, plongé en pleine dérive autoritaire, plier le genou face à nos aimables revendications.

Le système éditorial français, à l’instar de tout le système socio-économique, est à bout de souffle. Surproduction, surconsommation… Les solutions ne viendront pas de ce vieux monde agonisant, mais de ceux qui s’efforcent d’en bâtir un nouveau. Le principe du circuit court ne vaut pas que pour les denrées alimentaires : il est le socle sur lequel nous devons tous nous appuyer pour redonner du sens et de la prospérité aux fruits de notre labeur. 
Le crowdfunding est une solution efficace, génératrice d’un vrai rapport de confiance entre artistes et contributeurs. D’autres modes de collaboration verront le jour. Nous sommes des créateurs, après tout : changeons de point de vue, inventons de nouveaux moyens, de nouveaux outils pour nous affranchir de cette précarité grandissante dont nous peinons tant à sortir. 
L’échelle est peut-être plus petite, mais nous nous hisserons au plus haut sur ses barreaux.

mardi 12 novembre 2019

Krog Macherok : mon nouveau roman jeunesse entre merveilleux et enfer moderne



C'est le 19.10.19 (il y a toujours des chiffres symboliques pour les moment importants), que j'ai enfin achevé l'écriture et les longues corrections de Krog Macherok, mon nouveau roman jeunesse « éco-féerique » !

Voilà des années que je rêvais d’écrire une grande histoire autour du Petit Peuple. De ces esprits de la nature qui échappent au regard de la plupart des Hommes, mais qui continuent de jouer un rôle majeur dans l’équilibre si fragile de notre monde. Ce sont eux, si on en croit les légendes, qui prennent soin de la terre et des plantes, qui purifient l’eau et l’air, et viennent en aide aux animaux en détresse.

Krog Macherok est né de ma passion pour les mille et une merveilles de ce Petit Peuple, mais aussi de la nécessité que j’éprouve depuis plusieurs années de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux de l’écologie. À travers une fable « éco-féerique », pleine d’humour, de magie et de personnages rocambolesques.


Il m’est vite apparu que le choix d’un esprit de la nature était le plus légitime pour aborder le sujet de l’environnement. Son regard sur notre société, sur les ravages liés à nos modes de consommation, aurait forcément plus de force. C’est pourquoi j’ai pris le parti de raconter l’histoire du point de vue de Krog, un jeune Gnome arraché à son foyer, dont les convictions sur le monde des Hommes vont basculer au contact d’une petite humaine.

Ce roman, enfin, est l’occasion pour moi de développer l’univers du Petit Peuple. De fonder une mythologie inédite autour de son histoire, de ses origines, de ses us et coutumes, des liens ancestraux qui unissent chaque clan. Bref, de tout ce qui fait d’eux des créatures tantôt drôles, merveilleuses ou effrayantes !

Au final, voilà un nouveau petit pavé constitué de quatre parties - toutes liées aux quatre éléments de la nature - et qui sait, le début d'une longue aventure dont les enjeux de l'écologie et le rapport à la nature seront le fil rouge.

Pour l'heure, le manuscrit est entre de bonnes mains. S'il devait faire l'objet d'une campagne de crowdfunding, vous en serez bien sûr informés !



dimanche 21 avril 2019

La saga Myrihandes disponible AUSSI sur Amazon !


Sonnons ensemble les cloches de Pâques !
La trilogie MYRIHANDES, enfin au complet, est disponible au format papier
MAIS AUSSI au format numérique sur Amazon.

Découvrez les aventures de Sisam et Helya, deux âmes-sœurs capables de s'unir
en un seul et même corps aux pouvoirs de légende : un Myrihande.

Dans la veine de Dark Crystal et du Seigneur des Anneaux, Myrihandes est une grande saga fantasy s'inspirant du mythe de Platon sur les origines de l'amour.



Partie remise pour Krog Macherok

La campagne Ulule pour le roman éco(lo)-féerique "Krog Macherok et le venin des Hautes Terres" a fait elle aussi les frais de...